D'un vocabulaire commun, à la rencontre de deux territoires artistiques pourtant très éloignés – la danse et la poterie céramique –, est né un projet hybride. L’argile des corps devient matière à créer. La danse concentrée du potier au tour devient transe partagée des danseurs autour.
Les corps revendiquent une place assumée, tantôt outils pour former et déformer la matière, tantôt matières à façonner.
Ces allers-retours incessants, aux limites poreuses, engendrent une danse brute et sensible, dont les superpositions de mouvements oscillent sans cesse entre contrôle et spontanéité.
Être centré et ancré dans le sol pour pouvoir développer ses mouvements. Répéter, essayer, tomber, se relever, échouer et persévérer. Maîtriser un geste technique qui aura l’insolence de sembler être d’une apparente simplicité. Modeler la matière, dans une conversation vivante dont on accepte qu’elle nous modèle en retour.
Le spectacle peut être présenté en théâtre de rue, sous forme de performance ou en salle de spectacle.